On reprend
ATTENTION !!
Ce blog n'est plus mis à jour ! Pour retrouver la revue Trémalo voici le nouveau lien depuis début juin 2007 :
A très bientôt.
La rédaction.
ATTENTION !!
Ce blog n'est plus mis à jour ! Pour retrouver la revue Trémalo voici le nouveau lien depuis début juin 2007 :
A très bientôt.
La rédaction.
dominique dieterlé
comédienne, metteur en scène et fondatrice du Théâtre de l’Eclair, elle multiplie depuis des années les initiatives en faveur de la découverte des poètes qu’elle apprécie. De créations en adaptations théâtrales, elle s’est piquée d’écrire et de participer à la matière poétique de son temps.
michel dugué
né à Vannes. A notamment publié chez Folle Avoine, Dana, Wigwam. Un roman : Un Hiver de Bretagne (Ubacs, 1995) et un récit chez Apogée : Le chemin aveugle (2002)
alain jégou
Vit à Larmor-plage. De nombreux ouvrages poétiques publiés à La Digitale, l’Atelier Verlag, Cadex (souvent accompagné de son ami peintre Georges Le Bayon). Coordinateur avec Jacques Josse des ouvrages La Grande Table et Kerouac City Blues à la Digitale.
joanna haddad
vit à Beyrouth. Poète et nouvelliste (remarquée lors du forum des femmes de méditerranée à Marseille en 2004), active dans le domaine de la poésie francophone au Liban. Par ailleurs éclectique puisque titulaire d’un diplôme supérieur en management.
jacques josse
vit à Rennes. A dirigé dans les années 80 la revue Foldaan. Publications chez Cadex, Le Castor Astral, Dana, Paroles d’aube… A également publié deux récits : Le Veilleur de brumes (Le Castor Astral et la Rivière Echappée, 1995) et Café Rousseau (La digitale 2000). A réuni en 1989 23 poètes pour une anthologie chez Ubacs.
jean-luc le cleac’h
né en 1958 à Concarneau. Vit et travaille sur la côte bigoudène. Publication en revues : Spered Gouez, Quimper est Poésie, Lieux d’être, IHV, Lieux-dits.
marc le gros
vit à Quimper. Il a suivi les « cours d’ignorance » de Georges Perros. A publié nombre d’ouvrages de poésie aux Editions Calligrammes, CapLan and Co, Apogée, entre autres. Un livre inoubliable : Eloge de la palourde (Flammarion) Il a également dirigé la collection « Bretagne, terre écrite » chez Blanc Silex.
thierry le pennec
vit dans les Côtes d’Armor. Poète, paysan, jardinier, il a notamment publié chez Wigwam, Blanc Silex, Le dé bleu (Un pays très près du ciel, prix de la Ville d’Angers 2005) et en de nombreuses revues.
béatrice machet
vit dans le var depuis plus de vingt ans. Imprégnée des cultures amérindiennes, elle traduit les poètes Indiens des U.S.A (une quinzaine). Editée par les éditions L’Amourier, Clapas, Wigwam, Voix, Encres Vives, IHV, elle est publiée régulièrement dans les revues poétiques et culturelles en France, mais aussi en Suisse, en Espagne, en Ecosse. Présente sur plusieurs sites internet de poésie dont chantier.org, la toile de l’un, amourier.com, Saraswati…Traduite en Albanais, en Anglais, en Anglo-Américain. Nombreuses lectures publiques et conférences données en France. Participe à l’opération du printemps des poètes dans les lycées, collèges.
françois rannou
né à Nice. Il a publié : sculpte la mort (Calligrammes, épuisé), l'intervalle et le monde tandis que (éd. La Lettre volée). Il participe à la revue l'étrangère. Il a coordonné le numéro de la revue Europe consacré à la Littérature de Bretagne.
bruno sourdin
poète et collagiste né en 1950. Journaliste. Vit à Saint-Lô (Manche). Dernières publications : Migrations (Gros Textes, 1999) ; Claude Pélieu & Mary Beach, mille milliards de collages (Des Deux Siciles, 2002) ; Hazel (Les Deux-Siciles, 2005).
benjamin duval
Vit en Suisse, au bord du Lac Léman. Collectionneur.
yann
vit à Pont-Aven où il garde son atelier ouvert en permanence. Peintre autodidacte, il participe à de nombreuses manifestations picturales en France et n’hésite jamais à faire partager son art.
Voici le sommaire de ce numéro inaugural, daté de septembre 2006, et qui part chez nos abonnés et soutiens dans quelques jours...
Textes inédits de Marc Le Gros, François Rannou, Bruno Sourdin, Dominique Dieterlé, Thierry Le Pennec, Béatrice Machet, Joanna Haddad, La Rubrique Insolite de Jean-Luc Le Cleac'h, A propos d'un peintre (Tirilly) de Benjamin Duval, un entretien croisé avec Michel Dugué, Alain Jégou, Jacques Josse, notes de lectures (autour des livres d'Alice Massénat, Pierre Peuchmaurd, Armand Robin, Antoine Emaz, Juan Larrea, et des revues Gare Maritime, N4728, le Landerneau, le tout agrémenté des illustrations de Yann.
Adresse de la rédaction : Le Haut Bois 29930 Pont-Aven.
"Et pour moi tous les états du rose
Dans les ouïes d'un poisson m'importent plus
Beaucoup plus
Que les révolutions du monde"
Marc Le Gros (extrait de Mémoire fantôme)
Marc Le Gros (extrait de Mémoire fantôme)
ETAT DES LIEUX
La création de la revue trémalo (1) trouve essentiellement sa raison d’être dans le désir de poursuivre « l’aventure » vécue par le groupe « Quimper est Poésie » entre 1989 et 2001, la revue du même nom, qui en était l’organe, ayant contribué durant toutes ces années à promouvoir la poésie, la littérature et les arts plastiques.
Ce groupe ayant cessé d’exister pour des raisons inhérentes à la structure qui l’avait soutenu depuis son origine, à savoir la Maison Pour Tous d’Ergué-Armel, le noyau le plus actif de ses membres –constitué, en janvier 2006, en l’association Kraken (2)- se tourne aujourd’hui vers le Centre National du Livre pour solliciter son soutien à l’élaboration, selon une formule originale, d’une nouvelle revue de poésie : trémalo.
Aussi, avant même que d’évoquer cette perspective, ses forme et contenu, le bref historique ci-après, de ce que fut et représenta ce groupe « Quimper est Poésie » semble s’imposer.
Quimper est Poésie 1989/2001
La revue ainsi dénommée fut créée en 1989 par Jacky Essirard dans l’élan d’enthousiasme suscité par la publication, en 1988, d’un recueil émaillé de textes alors inédits de Bernard Noël, Eugène Guillevic, Yvon Le Men, illustrés par le peintre René Barraud. L’aventure éditoriale étant ainsi lancée, des lectures, dans différents endroits de la ville, aussitôt eurent lieu.
A la faveur de ces manifestations, un groupe –dans un premier temps, informel- de poètes, d’artistes, bientôt, se constitua. Ce groupe s’élargira, bien sûr, avec le temps.
Assez vite, des ateliers-rencontres mensuels furent alors organisés, voire ponctuellement improvisés, véritables lieux de confrontation des écrits et de « la manière » des uns et des autres ; de nombreuses expérimentations liées à l’écriture donnèrent lieu ainsi à des débats d’une certaine tenue et de bon niveau.
C’est dans ce contexte que naquit la revue « Quimper est Poésie » qui publia tout au long de ses douze années d’existence des poètes et écrivains aujourd’hui « confirmés », tels que, notamment, Jacques Josse, Alain Jégou, Pierre Peuchmaurd, Bencheikh, Jean Rouaud, Jean-Claude Schneider, Annie Cohen, Michel Valprémy, Thierry Renard, Serge Pey, Antoine Emaz…, lesquels, pour la plupart, nous accordèrent des entretiens informant le lecteur tant sur leur univers poético-littéraire que sur leur itinéraire et leur conception de la chose écrite.
De nombreux artistes –peintres, plasticiens, graveurs- collaborèrent eux aussi (et tout aussi volontiers que les précédents auteurs), leurs contributions y accompagnant, à chaque numéro et toujours dans un souci d’équilibre, les textes, entretiens et critiques de sa rédaction (très prisées, car couvrant de façon panoramique et fouillée non seulement les publications des « confrères » revuistes mais encore l’édition des recueils de poésie, nouvelles, essais ou autres, récemment parus).
Trente et un numéros, élaborés selon ce modèle, virent ainsi le jour, donnant voix à plus d’une centaine d’auteurs, en majorité poètes.
A signaler également la création à l’instigation de Jacky Essirard, en 1994, du Salon de la Petite Edition de Quimper qui connut un franc succès.
Dans le même esprit d’ouverture du public à la poésie, le recul aidant, il nous faut de même inscrire au crédit des activités du groupe « Quimper est Poésie » de nombreuses lectures publiques en des lieux aussi divers que des librairies et cafés-concerts de la Ville et d’ailleurs : ainsi lors du Salon de la Petite Edition au Chapeau Rouge, des Tombées de la Nuit à Rennes (à l’invitation du poète-éditeur Erwan Rougé, dans la cour de l’Institut américain) ; à la Maison de la Poésie à St-Malo ; à l’amphithéâtre du Lycée Le Likès de Quimper (lors de la réception du poète amérindien Lance Henson), ou encore de l’exposition de collages de Mary Beach et Claude Pélieu aux Halles de Quimper, etc…
trémalo : le projet « en soi »
Suite à la diffusion de « l’avis de décès » de Quimper est Poésie, de tous horizons de nombreux soutiens nous parvinrent. Beaucoup nous encouragèrent à poursuivre la tâche entreprise en faveur de la poésie, et plus généralement des arts, d’une manière ou d’une autre.
Sur quoi, nous avons après réflexion décidé de créer trémalo, espace d’expression, de communication et de liaison de l’association constituée à cet effet : Kraken.
Nous avons opté pour une fréquence de parution bi-annuelle (juin et novembre) de la revue trémalo, qui comprendra une quarantaine de pages.
Sommaire de juin 2006
- un entretien croisé avec Michel Dugué, Jacques Josse, Alain Jégou et Paol Keineg, les mêmes quatre questions posées à quatre poètes contemporains, autour des réflexions poétiques d’Armand Robin et de Georges Perros entre autres.
- des textes de Marc Le Gros, Béatrice Machet, François Rannou, Joanna Haddad, Thierry Le Pennec, Bruno Sourdin, Dominique Dieterlé, Jean-Luc Le Cleac’h
- une traduction littéraire du travail du peintre Jean Tirilly (art brut) par Benjamin Duval.
- une section le landerneau-la toile où nous donnerons à lire les fruits de notre exploration du monde poétique sur internet.
- des notes de lecture (pour ce premier numéro dédiées à Antoine Emaz, Alice Massénat, Quatre poètes russes par Armand Robin, les revues N4728 et Gare Maritime).
- le tout assorti de dessins inédits du peintre Yann, dont l’œuvre picturale est exposée en permanence à Pont-Aven.
A noter que nous réfléchissons et travaillons activement à l’organisation d’une exposition de Tirilly en la chapelle de Trémalo, en Pont-Aven, exposition qui lancerait la revue de la meilleure façon qui soit. Une proposition nous a été faite, afin d’organiser à cette occasion la venue de quelques membres du Théâtre de l’Eclair qui répète actuellement une version du Dahut de Paol Keineg
___________________________________________________________________________
(1) trémalo : pourquoi trémalo ? ci-dessous nous reproduisons un extrait de l’appel à souscriptions lancé récemment
« Une nouvelle revue doit prendre la suite de la défunte Quimper est Poésie, elle porte déjà le nom de trémalo, nom emprunté au lieu bien connu où trône une chapelle renfermant le bois polychrome du christ qui a inspiré Gauguin. L’argument de ce choix de titre est purement imaginatif, source, et n’a aucun rapport avec une quelconque inspiration chrétienne.
Cela clairement exposé, nous pensons, dans le même esprit qui présidait à l’époque, construire un numéro inaugural renfermant les ingrédients de veille poétique, ouvert aux poètes confirmés ou non, aux illustrateurs, peintres, graveurs, distillant ses notes de lectures et ses critiques et n’hésitant pas à déborder sur le champ plus large de ce qui peut toucher aux courants poétiques, à leurs rivalités.
Selon l’intérêt porté à ce projet, nous prévoyons des lectures, pourquoi pas des rencontres, à Pont-Aven, et songeons déjà à une exposition au printemps des œuvres du peintre Jean Tirilly.
Dans un premier temps, nous vous proposons de soutenir l’association éditrice de la revue. Nous vous adressons ainsi une invitation à l’abonnement pour deux numéros l’an. Vous avez aussi la possibilité de devenir donateur.
Aussi, nous attendons impatiemment vos réactions sur ce projet. »
(2) kraken : le kraken est un poulpe géant, dans la mythologie et les légendes scandinaves. Dans son Journal de Nemo, en date du 29 octobre 1948, Stanislas Rodanski notait : On appelle krakens ces énormes poulpes –ces vides tournoyants que les hommes ont nommés « absences ».
Le printemps est là et je ne sais pas si vous avez remarqué le réveil du discours des oiseaux mais personnellement c'est toujours pour moi une sorte de nouvelle ère qui s'ouvre tant ceux-ci ont des choses à nous dire.
Suite à l'entretien que l'on prépare pour le premier numéro de la revue (quatre questions à quatre auteurs) il est demandé de répondre à cette question :
"que vous ont dit les oiseaux dernièrement" ?
Il nous est arrivé une première réponse, que nous ne résistons pas à vous livrer ici, celle du poète Alain Jégou :
Les Goëlands : "Dégage de notre plage, vieux con!" en goëlandais, bien sûr.
Pourquoi ici dans les commentaires ne pas nous livrer ce qu'à vous ils ont confié ?
Bien sûr on reçoit depuis des années un Wigwam avec une curiosité renouvelée, aussi, on connaît un peu la poésie d’Emaz, celle par exemple qui touche nos points cardinaux à force d’effleurements et d’attentes. Mais cette fois, avec ce « Sur la fin », d’une lecture rapide, on sort essoufflé, renversé comme rarement sur le flanc emprunté par le cheminement de la pensée de l’auteur. Une seconde lecture, puis d’autres, font apparaître le recul immédiat de qui parle ici, confronté au grand sentiment filial qui épuise habituellement tant de littératures idolâtres, tant de faiseurs d’amour absolu pour leur origine. J'aime à imaginer Antoine Emaz construire, texte après texte, ces murets de bûches que l'on trouve dans la campagne, au bord des talus, fasciné par la tenue finale d'un ensemble qui aura nécessité une lutte sans merci avec l'arbre à oblitérer. Cela permet ainsi au lecteur qui passe de subtiliser un peu de ce bois qui éclairera son foyer. La flamme est violence, pourquoi donc ici apaise-t-elle ? La lecture répétée de ce Sur la fin alimente le bouleversement de celui qui reste et s'approche finalement de celle qui s'éteint.
Commentaires